Trousse perlée

Ça vous arrive parfois de trouver un projet sympa, d’acheter toutes les fournitures nécessaires, d’être sur le point de vous y mettre et bing !… une urgence à traiter, un enfant à aller chercher, bref quelque chose vous arrête dans votre élan, et le « soufflé retombe ». Vous n’êtes plus sûre de vous… Vous hésitez… Résultat, toutes vos fournitures vont rester quelques jours… semaines… mois… sur le bord de votre table de travail, avant d’être rangées dans un grand élan d’envie de faire place nette. Et le projet est rangé lui aussi, oublié.

Puis, quelques années passent. Beaucoup de projets ont vu le jour. Vous avez progressé. Et là, au hasard d’une recherche dans votre placard de fournitures, vous tombez sur ce tissu, cette pelote ou ce bouquin et d’un coup, vous vous souvenez pour quel projet vous l’aviez acheté, et vous vous dites « ben, pourquoi pas après tout »…

C’est exactement ce qui s’est passé pour le projet que je vous propose aujourd’hui. Et quand je vous dis qu’il remonte à un moment, c’est un doux euphémisme.

J’ai toujours aimé les activités manuelles, mais j’ai vraiment commencé à faire des choses par moi-même le jour où je suis tombée sur une énorme boîte de perles de rocailles chez ma grand-mère. J’ai commencé à les enfiler tout simplement, à essayer des formes, des petits personnages… J’ai acheté quelques livres pour progresser.

A l’époque pas d’Internet (je devais avoir 12 ou 13 ans), les livres étaient mes seules inspirations et c’était avec eux que j’apprenais des techniques. J’ai grandi et d’autres livres sont arrivés jusqu’à un en particulier que j’ai longtemps hésité à acheter tant les projets me paraissaient compliqués.

Je me suis lancée avec les plus faciles, et puis un jour, j’ai voulu tenter un des plus compliqués : une jolie trousse toute brodée de perles et de sequins. Aujourd’hui encore, je me demande ce qu’il s’est passé dans ma tête le jour où j’ai poussé la porte du magasin de tissus et que j’ai acheté 6 morceaux de satin de différentes couleurs. A cette époque, je n’avais jamais cousu, jamais brodé. J’avais des perles et quelques sequins, c’est tout.

Je ne me rappelle même plus pourquoi j’ai abandonné avant même de réellement commencer. Mais quand je suis tombée sur ces 6 morceaux de satin il y a quelques jours, je me souvenais parfaitement la jolie trousse je voulais faire avec.

Alors, j’ai recherché et ressorti le livre du projet. J’ai retrouvé toutes les fournitures que j’avais achetées, et je m’y suis mise.

Autant vous dire que je n’aurais pas réussi il y a quelques années.

J’ai quand même changé 2 tissus que je ne trouvais par harmonieux avec les autres coloris, par des restes de coupons qu’il me restait. Voilà en gros, les fournitures nécessaires :

        Des restes de tissus de différentes couleurs dont au moins 2 de 25 X 35 cm et du fil assorti

        Des fils à broder assortis

        Des petits miroirs et des miroirs brodés (trouvés à l’époque à Carrefour !!)

        Des perles de rocailles et des perles « tubes »

        Des rubans

        Des sequins et chaîne de sequins (en magasin de tissus)

        Une fermeture aimantée ou un bouton si vous préférez

Le travail principal est celui du rabat que je vous conseille vivement de doubler avec de la Vlieseline thermocollante. J’en ai mis une un peu trop rigide. Le retournement de la trousse à la fin est un peu compliqué, mais le travail avec les perles et la broderie est grandement facilité.

Les 2 lignes de broderie au point de chaînette sont faits à la main (ça se voit d’ailleurs – la broderie n’a jamais été mon truc !) avec des cotons perlés. Les 2 lignes au point d’épine sont à la machine à coudre (ça se voit toujours d’ailleurs !!). Les rubans sont cousus à la machine également.

 

Les miroirs et les chaînettes de sequins sont collés au pistolet à colle avec de très petites touches.

Le reste (les perles et les sequins) est cousu – j’espère solidement.

Quels que soient les motifs que l’on choisit de faire avec les perles et les sequins, il faut penser à ne pas en mettre trop près des lisières pour faciliter la couture de la doublure. Sur ma trousse, les perles du haut sont un peu trop près, car le tissu bleu n’ayant pas été surjeté, il s’est effiloché jusqu’à être très juste pour la couture avec le corps de la trousse. J’avais prévu 1 cm de surplus de partout. Il aurait fallu 1,5cm sur les contours (pour l’assemblage au « milieu » du patchwork par contre ça suffit).

 

J’ai ajouté un aimant pour fermer la trousse qui devait initialement se fermer avec un bouton. Si vous choisissez cette solution, soit il faut broder la boutonnière à la main, soit il faut penser à ne pas mettre de petits éléments là où viendra se poser le pied de biche spécial boutonnière.

Comme d’habitude, je n’ai pas suivi les dimensions données par le livre. Je voulais une trousse un peu plus grande. Si j’ai bien pensé à ajouter 6 cm dans la longueur pour le « pied » de la trousse, en revanche, je n’ai pas prévu de surplus en largeur. Ça ne se voit pas au niveau de la jonction rabat – corps de trousse, par contre, au niveau de la base de la trousse, le rabat est plus grand de quelques centimètres.

J’aurais donc pu prévoir 5 à 6 cm de plus en largeur, et pincé vers l’intérieur le haut de la trousse, ce qui aurait été un peu plus esthétique.

Je vous donne dans le lien suivant les dimensions données par  le livre que vous pouvez adapter à vos besoins.

dimension pochette belle de nuit

Côté réalisation de la trousse en elle-même, rien de très difficile. On plie le tissu extérieur en 2 dans la largeur et on pique de chaque côté pour fermer. On forme le fond en faisant 2 petits triangles dont la base fait 6cm. On fait la même chose ensuite avec la doublure en laissant une ouverture assez grande pour retourner l’ensemble. On double ensuite le rabat en cousant endroit sur endroit les 3 côtés qui ne sont pas en contact avec le corps de la trousse. On retourne le rabat et on l’insère entre l’extérieur et la doublure de la trousse, qui doivent être endroit contre endroit et on pique tout autour du haut de la trousse. On retourne par l’ouverture de la doublure, on peut éventuellement surpiquer avec un fil contrastant (ou pas) et on referme l’ouverture de la doublure discrètement.

Donc, quelques années après, ce n’est pas parfait non plus, mais je suis ravie d’avoir été jusqu’au bout, et je trouve le résultat très joli. Même mon fils est venu me voir et me dire « waouh ! Cest trop beau ! » – compliment ultime pour moi !!!

Il y a quelques années, je n’avais pas du tout le sens  des dimensions nécessaires pour un tel projet. Il me reste beaucoup de tissu encore (dont deux pas utilisés du tout d’ailleurs !)… Peut-être dans quelques années je remettrai ça, et le résultat sera encore meilleur !

 

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