Le mini-album « Visite à la Tour Eiffel »

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vous propose de changer de la couture et de vous plonger dans le scrapbooking. Je vous propose un mini-album tissus et papiers appelé « Visite à la Tour Eiffel ».

Avant de vous le présenter, je voulais quand même vous expliquer ma petite histoire avec le scrapbooking.

Je scrappe depuis 2005 environ. Je m’y suis mise juste avant la naissance de ma fille, et elle est vite devenue mon sujet de prédilection, rejointe par son frère en 2008. A cette époque, je scrappais sur un bout de la table du salon, ce qui m’obligeait à sortir et ranger tout mon attirail même si mes projets n’étaient pas encore terminés. Mes affaires étaient à peu près rangées dans un grand meuble à casiers, et je m’y retrouvais tant bien que mal.

En 2012, mon mari a monté son entreprise et a eu besoin de place. J’ai donc remisé mes affaires de scrap dans des lieux moins accessibles pour lui libérer des casiers et j’ai arrêté les pages et les albums pendant un moment devant la difficulté à m’y retrouver.

Je ne regrette pas cette période, car ça m’a permis de me mettre à d’autres activités, comme la couture et le tricot, mais je ce regrette, c’est qu’il y a une grande période (2012 – 2016) pour laquelle je n’ai pas de pages souvenirs des grands moments de la vie de mes enfants. Rien que l’on ne puisse combler, mais comme j’ai plutôt tendance à scrapper les moments présents, je me doute qu’il y aura beaucoup moins de pages de cette période.

En 2016, nous avons pu acheter la maison mitoyenne à la nôtre et faire une grande maison dans laquelle j’ai enfin ma pièce. Autant vous dire que je m’en suis donnée à cœur joie : la machine à coudre, la surjeteuse, les étagères, plein de boîboîtes transparentes partout. Tout mon équipement, que ce soit couture ou scrap, à disposition quand je veux. Plus besoin de tout ranger lors des interruptions : une révolution !

Du coup, je reviens au scrap tout doucement. Les techniques et le matériel ont évolué sans moi par contre. Il y a plein de nouveaux gadgets que je n’ai pas (encore ?), et surtout, je n’ai toujours pas développé de photos récentes de mes deux grands. J’ai encore une quantité astronomique de « vieilles »  photos que j’adore – pour lesquelles j’avais d’ailleurs des idées de projet très précises – et qu’il faut que j’écoule. C’est le cas des photos de notre album du jour.

Pour ce projet, j’avais une trentaine de photos de notre petite virée sur Paris en 2011. Nous étions allés voir une exposition sur les dinosaures, et nous avions profité de l’occasion pour aller voir la Tour Eiffel « en vrai ». Ma mère nous a rejoints sur Paris pour la journée.

Lorsque j’ai fait imprimer les photos, je savais que je voulais en faire un mini album, mais je n’avais pas encore d’idée précise. J’ai retravaillé le format de certaines, car le format 11 X15 pour un mini, c’est souvent trop grand. Au final, je n’ai pas placé toutes mes photos dans l’album, mais 23 quand même, ce qui est plutôt pas mal pour un mini… pas si mini.

J’ai trouvé dans mes boîtes le tissu idéal pour accompagner l’album. C’est un tissu acheté aux Etats-Unis cet été, et c’est lui qui a déterminé la combinaison de couleurs du projet : Rouge – rose – noir et blanc. Son côté un peu « vintage » donne le ton pour le reste de la déco. Je me suis penchée sur mon matériel, et voilà ce que j’ai trouvé :

Je ne voulais pas partir que sur du tissu. J’ai donc complété avec des papiers de la collection Kesi’art, dans les mêmes couleurs que le tissu principal. Il me restait d’ailleurs un coupon d’un autre tissu cœur noir et blanc, qui se marie très bien avec le premier, qui a été ajouté à la liste des fournitures.

Voici la liste (non-exhaustive) des fournitures de l’album :

  • Tissus – fat quarters
  • Papiers : Kesi’art « A la belle étoile » et « Mon cœur chavire », cardstock Mahé
  • Cartonnette (support)
  • Masking tape de différentes marques
  • Baker’s twine : Toga
  • Attaches parisiennes : Mahé et Toga
  • Œillets : (trop vieux pour me rappeler)
  • Tampons : Rico Design, Aladine, Florilège, Jim Holtz, Docrafts, Infocrea…
  • Rouages et papillons en bois
  • Die cuts : Sizzix et Infocrea
  • Rubans : Mondial Tissus
  • Alphabet : Toga
  • Bouton
  • Anneau de classeur : Toga
  • Mousse 3D, Tacky Glue…

Sur la photo vous pouvez également voir des rouleaux de bordures adhésives  et des mini-stickers Tour Eiffel que je n’ai pas utilisés finalement. Les paillettes ne se prêtaient pas au mini.

 

La structure de l’album est composée de 12 feuilles de cartonnette assez épaisse de 13,5 X 17cm. Il y a une page où un morceau de cartonnette de 9,5 X 17cm a été ajouté au bout d’un feuillet pour faire une page qui se déplie. Les pages sont ensuite reliées par un anneau de classeur dans le coin haut gauche de chaque page – Attention de ne pas mettre d’éléments aux endroits correspondants (type attache parisienne) au risque de ne pas pouvoir percer au même endroit et de voir sa page décalée – un ruban noir à étoile, cousu au verso de l’album, permet de maintenir l’album fermé et aligné. Il suffit de faire un nœud autour de l’ensemble des pages.

 

Voici les visuels de l’album :

La couverture et le dos

Les doubles pages et chaque page en détails

 

  • Pages 2 et 3

              

  • Pages 4 et 5

              

  • Pages 6 et 7

                

  • Pages 8 et 9

              

  • Pages 10 et 11

              

  • Pages 12 et 13

             

  • Pages 14 et 15

        

  • pages 16 et 17

             

  • Pages 18 et 19

              

  • Pages 20 et 21

               

  • Pages 22 et 23

              

 

Pour la composition, j’ai donc alterné de façon irrégulière les pages « tissus » et les pages « papiers », mais il faut choisir avant de coller. De manière générale, il faut toujours déterminer l’ordre des pages, des photos, où sera tel tissu, quels éléments seront cousus, où il va y avoir des éléments comme des attaches parisiennes ou des œillets qui transpercent la page. L’idée étant de camoufler entre la cartonnette et un papier tous les « dos » indésirables de ces éléments.

Prenons  l’exemple de la couverture de l’album. Le tissu a d’abord été collé (à la Tacky Glue) sur la cartonnette. Le contour de l’ensemble « tissu-cartonnette » a ensuite été cousu. De l’autre côté, on a d’abord posé le masking tape à fleurs sur le papier noir  à étoiles et rentré les bords de l’autre côté du même papier. On a ensuite collé les divers éléments (photos, papillons en tissu, tampon détouré, lettres) sur le papier. Une fois que les 2 côtés sont finis, on colle la « mini page » noire au dos de l’ensemble « tissu cartonnette » (à la Tacky Glue également).

L’autre page « à réfléchir » à l’avance est celle qui se déplie. Il faut savoir comment la faire tenir sans que ça se voie. Ici, le choix du tissu avec une couture visible des 2 côtés permet de ne pas avoir à scotcher ou coller le rabat. Il faut par contre prévoir un espace de quelques millimètres entre la page et le rabat, ainsi que quelques millimètres de tissu en plus pour que la page se plie. En effet, plié, le tissu tire plus et si il n’y a pas quelques millimètres d’aisance, le rabat sera très raide, voire ne pourra pas se replier jusqu’au bout sans décoller ou arracher un morceau de quelque chose quelque part.

Pour que cette page soit harmonieuse, il faut également faire attention au collage des éléments, notamment des photos. Il faut penser à l’ensemble « page pliée » et à l’ensemble « page dépliée » en même temps. Le choix ici a été de cacher les photos sous le rabat pour qu’on ne les découvre que quand on ouvre le rabat.

Dans cet album, je n’ai pas utilisé beaucoup de techniques. La couture et les imprimés des papiers et tissus suffisent souvent à la décoration. Il y a par contre beaucoup d’éléments qui ont été tamponnés sur papier blanc, détourés et posés sur mousse 3D pour donner du relief, comme la plupart des commentaires. Il faudra juste faire attention aux épaisseurs afin que le mini puisse se fermer correctement.

Au final, on a ici un album assez épais – un grand mini – dont l’unité vient essentiellement du respect du combo de couleur et de la simplicité des décorations. Il n’y a pas de réelle difficulté, du moment qu’on maîtrise un peu la machine à coudre, et qu’on prévoit à l’avance les éléments composants les pages.

Je dois dire par contre qu’il a été assez difficile de perforer certaines pages, surtout celles avec les tissus. Le plus facile serait peut-être de perforer les pages au même endroit avant collage recto/verso.

J’aime beaucoup le rendu de l’album, tout en douceur. J’ai apprécié de travailler des tissus tout en scrappant, et j’avoue que ça m’a donné envie de vous concocter un mini-album tout en couture cette fois-ci… A suivre donc…

 

 

 

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