j’ai testé pour vous: le vinyle laqué perforé

Bonjour à toutes et à tous !

Revoici les Paulettes, tout juste revenues de vacances et en pleine forme pour une nouvelle année créative !

Je l’avais annoncé dans un précédent article, j’avais plein de projets à partager avec vous cet été. Je ne vais pas vous dire que je n’ai rien fait finalement, mais plutôt que je n’ai pas pris le temps d’écrire les articles de mes réalisations.

L’une d’elle aurait particulièrement mérité un article pourtant. Ma fille m’avait demandé un sac à main plus grand pour transporter tout son barda pendant les vacances. Elle n’avait que des petits sacs dans lequel rentraient tout juste portable et appareil photo. Nous en avons cherché un d’abord dans le commerce, mais sans trouver le bon compromis taille-couleur-bandoulière.  Alors entre notre retour d’Amsterdam et notre départ vers Stockholm, j’ai pris mes chutes de tissus et un vieux jean de mon mari, et je me suis mise au travail.

J’y suis allée au petit bonheur la chance côté dimension. J’ai fignolé pas mal de détails au tout dernier moment (c’est aussi pour ça qu’il aurait été difficile de vous faire un bel article). Et j’ai cousu. 2 jours plus tard, ça donne ça :

Elle était ravie et moi aussi. On a même eu des compliments de la part de tricoteuses suédoises !!!

Tout ça pour vous dire que j’ai quand même bien travaillé cet été, mais que je n’ai pas pu tout partager avec vous comme d’habitude.

Je vais me rattraper c’est promis. On va commencer tout de suite d’ailleurs.

Je me suis abonné à un magazine il y a quelques temps (Marie-Claire Idées pour ne pas le nommer) et j’ai reçu en cadeau une boîte à laquelle je ne m’attendais pas. Voilà le contenu :

Je suis restée un peu dubitative sur cette matière, le vinyle laqué perforé, ne sachant pas trop quoi en faire.

Ma première réaction a été de penser Scrapbooking. Je me suis dit pourquoi pas dans une page… Et puis j’ai ouvert le cahier d’idées qui était dans la boîte, et je me suis dit qu’il fallait que j’essaie autre chose pour me donner une idée des possibilités de cette matière.

Plutôt que de me lancer tout de suite dans une réalisation très personnelle, je me suis dit que j’allais essayer un des projets du cahier. J’avais cependant une contrainte : la taille des « feuille » de vinyle. J’en ai seulement 2 à disposition, une blanche et une rouge d’environ 25X25cm.

Exit les sacs et autres déco qui dépassent les 25cm. Il reste les petites pochettes, les couvre livres, les étuis à lunettes…

Je suis donc partie sur la petite pochette bicolore à rabat dont voilà l’exemple du livre :

Et je me suis lancée…

La première chose qui m’a gênée, ce sont les explications données en nombre de perforations et non en centimètres, surtout que la distance entre 2 perfo est de l’ordre de 4mm. Je n’avais pas trop envie de faire des calculs savants ou de compter les 61 trous, jusqu’à ce que je m’aperçoive qu’il y a des réglettes sur le cahier d’idées qui permettent de déterminer la bonne longueur.

Autre question que je me suis posée : on coupe sur les trous ou entre 2 rangées ? La réponse est sur les trous… Quand le cahier donne une indication de mesure de 8 perforations, ça veut dire qu’il doit vous rester 7 trous au final… Evidemment, moi j’ai coupé entre 2 rangées !!! Le problème se règle à la fin en recoupant éventuellement les rangées qui dépassent.

La matière- le vinyle –  est à la fois souple et résistante. Elle se coupe proprement et facilement avec des ciseaux.

J’ai donc coupé les morceaux de ma pochette.

L’assemblage des éléments se fait avec du fil un peu épais du type Baker’s Twine. On en trouve facilement dans les magasins de loisirs créatifs. Il faut faire attention à l’épaisseur, car les trous ne sont pas très gros. Une bobine de fil rouge et blanc, ainsi qu’une aiguille courte avec un chas assez grand me sont fournis dans la boîte cadeau.

Les coutures se font avec des points de broderie. Pour ceux qui n’y connaissent pas grand-chose dans ce domaine, sachez que les points courants sont donnés dans le cahier d’idées (point avant simple, aller-retour, point zigzag, en U, de croix…). Le fait que le vinyle soit déjà percé fait que la broderie est bien régulière et donc jolie.

Pour ma pochette, j’ai d’abord réalisé un point avant simple pour fixer la base des soufflets…

… avant de continuer la couture des côtés de la pochette en point aller-retour.

Les nœuds d’arrêt se cachent entre les épaisseurs de vinyle.

Le corps est monté en 2 temps, 3 mouvements. Il faut juste faire attention de bien tendre le fil au niveau des coins pour un joli rendu.

Pour le rabat, je voulais rajouter ma petite touche personnelle. Avant de le fixer, j’ai donc brodé 3 étoiles. Je ne les ai pas inventées, elles étaient également dans le cahier d’idées, et elles sont visibles de la même manière sur le recto et sur le verso. J’avais fait un simple nœud plat sur l’envers pour arrêter, mais en jetant un coup d’œil à l’instant, je m’aperçois que 2 d’entre eux n’ont pas tenu… 

A revoir donc.

Ensuite, on fixe le rabat. J’ai suivi les directives en passant à un point de croix 1 sur 2. Il est réalisé sur tout le tour du rabat, bien que pour la fixation ça n’est nécessaire que sur le grand bord en contact avec le corps de la trousse.

Pas de difficulté là encore. Quelques trous en commun avec ceux du montage corps-soufflets, donc il faut faire attention de ne pas piquer les fils déjà passés.

Pour la fermeture, une boucle de fil fixée sur le rabat et un bouton placé en face sur le corps de la trousse.

 

Pas de difficulté une fois encore. J’ai choisi de coudre le bouton avec du fil à coudre par contre, pour éviter l’épaisseur des passages successifs du Baker’s Twine. Il faut aussi bien régler la largeur de la boucle pour que la trousse soit jolie une fois fermée.

Et voilà, la trousse est finie…

Il me reste encore pas mal de vinyle (surtout du rouge). En feuilletant dans le cahier d’idées, je me dis que j’ai de quoi faire la pochette à téléphone.

Je repars donc pour une séance de découpage (en fonction de la taille du téléphone).

Je décore d’abord une des faces avec des chiffres « 06 » découpés dans les restes de vinyles blancs… Et évidement je me plante car j’ai fait mon 6 sur l’envers du vinyle… ce qui ne donne pas du tout un 6 sur l’endroit !!! 2ème tentative, la bonne…

Les chiffres sont simplement cousus au point aller-retour.

Les 2 rectangles sont ensuite assemblés avec un simple point avant, prolongés sur le haut (attention à ne pas fermer l’ouverture de la pochette !).

Et fini…

Cela me donne un joli petit ensemble :

 

En me baladant récemment à Cultura, j’ai vu que ces feuilles de vinyles existe comme moi en carré de 25 X 25 cm, mais aussi en coupon de 45cm de large ou encore au mètre. Il existe en 9 couleurs vives, pastelles et même argent, à associer avec des fils Baker’s Twine fin qui se déclinent dans les mêmes coloris.

J’ai même pu jeter un coup d’œil dans d’autres cahiers d’idées. Mon préféré reste celui des objets et accessoires pour la maison.

Je ne peux pas vous parler de la résistance au temps par contre, ni de la résistance tout court. A voir dans quelques mois…

 

Pour résumé, malgré mes réticences initiales, le vinyle est une matière ludique à travailler qui donne des résultats originaux qui rappelle les 60’s. Personnellement, je ne l’utiliserai que par petites touches par-ci par-là, car je me lasse assez vite de l’aspect laqué de manière générale.

Le fait que les coupons soient pré percés les rend faciles d’utilisation autant pour des débutants que pour les plus jeunes.

Les petits projets sont vite réalisés et les résultats très sympa.

Côté défaut, je ne me souviens pas du prix, mais à mon avis, c’est pas donné quand même (mais y-a-t-il quelque chose de donné aujourd’hui ?).

De plus, malgré la matière laquée, les réalisations ne sont pas imperméables (à l’eau, au sable…) à cause des percements.

Pour rester sur une note positive – car pour moi cet essai est positif avant tout – je pense que le vinyle laqué perforé donne une infinité de possibilités pour peu que l’on ait de l’imagination.

Et vous alors, ça vous tente ??

 

 

 

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